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mercredi, 30 mai 2007

Les shoppers peuvent attendre plus du virtuel

Le salon Laval Virtual recelait quelques pépites pour les chercheurs qui étaient venus avec leur tamis et la volonté d’avancer. Comme on s’y attendait un peu, on avait envoyé, malgré la commodité des liaisons Bordeaux-Laval, un directeur d’études de Stratégir et un directeur de projets de notre filiale Impec Toonga, spécialisée en images de synthèse et partenaire clé pour nos études packaging et Shopper.

medium_07-05-29_virtual_shopper.jpgManifestement, il y a du grain à moudre en terme de R&D pour tester de manière convaincante à terme des espaces entiers de manière virtuelle avec une qualité hyper réaliste. Beaucoup diraient que c’est aujourd’hui possible mais la qualité n’est à mon sens pas suffisante pour des applications satisfaisantes en tests d’espace de vente complet. La 3D virtuelle aboutie, quand elle permettra réellement de générer un monde hyper réaliste, sera sans aucun doute le vecteur de nouveaux outils pour tester des concepts d’espace de vente sur de nouvelles manières de penser l’implantation de produits dans un espace.

Ça demande encore un peu de boulot en R&D, on s’y met de manière active et on reviendra prochainement vers vous.
Le dynamisme des études shoppers caractérise toujours le marché des études, il pourrait être boosté par le franchissement de certaines barrières technologiques sur lesquelles on butait depuis déjà quelques années.

A suivre…

vendredi, 04 mai 2007

Et si on faisait un tour dans les cuisines...

Quand j’évoque la qualité du terrain avec nos clients, je dis souvent, de manière volontairement provocante, qu’il vaudrait mieux qu’ils sélectionnent une boite d’études avec des directeurs d’études ou chefs de projet qui ne soient pas exceptionnels plutôt qu’avec un mauvais terrain. En effet, après tout, nos clients savent faire une analyse si celle qu’on réalise n’est pas à la hauteur, alors que le plus brillant responsable études avec de l’information bidonnée ou bidouillée reste un individu dangereux à éviter de toute urgence !

Or, force est de constater que, quand on échange avec nos interlocuteurs en clientèle, nous sommes beaucoup plus interrogés sur la qualité de nos méthodologies et challengés sur nos expériences et compétences (ce qui est normal), mais nous constatons peu de questions concernant notre terrain, véritable socle de la qualité dans notre profession.
C’est ce qu’on a pris l’habitude d’appeler « les cuisines du restaurant ».
C’est souvent une vue intéressante et complémentaire de la perception de qualité qu’on a en voyant et en dégustant l’assiette.
N'hésitez pas à aller dans les cuisines des restaurants et sur les terrains des instituts que vous fréquentez, c'est toujours très intéressant.

medium_cuisine.jpgVoici personnellement des questions que je poserais à mes interlocuteurs pour essayer de savoir comment sont les cuisines dans leur institut si j’étais un jour amené à leur acheter des études.
Combien de personnes travaillent dans votre département terrain à plein temps ? Quelle est leur fonction exactement ? Comment payez-vous vos enquêteurs ? A la journée ? Au questionnaire ? Quel pourcentage de votre terrain est sous-traité ? Comment contrôlez-vous votre terrain ? Quel mode de contrôle ? Etes-vous certifiés pour la qualité de votre terrain ? Pourrais-je vois votre manuel qualité ? Comment managez-vous votre terrain ? Vous les rencontrez souvent ? Comment communiquez-vous avec eux ?

Chacune de ces questions a un véritable sens. C’est comme la propreté d’une casserole ou la fraicheur d’un poisson ! Or, on nous les pose vraiment rarement si on n’aborde pas ces sujets spontanément.

Et à l’international ? Comment travaillez-vous ? Qui sont vos partenaires ? Comment les sélectionnez-vous ? Sur quels critères ? Est-ce que vos chefs de projet vont sur les terrains à l’international ? Est-ce que vous faites vous-même des contrôles ?
Et en on-line ? Comment les interviewés sont-ils incentivés ? Comment contrôlez-vous la conformité des cibles ? Qui assure le contrôle, vous ou votre partenaire ?


Bon, j’arrête ! Je pense que je serais assez pénible si un jour j’achetais des études ! Des mauvaises langues pourraient d’ailleurs dire que je suis aussi plutôt pénible en essayant d’en vendre…